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La disparition de Richard Taylor


La disparition de Richard Taylor


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La disparition de Richard Taylor    La disparition de Richard Taylor


Sortie en Folio le 15 mai 2008

La nouvelle fiction d’Arnaud Cathrine a investi, une fois encore, une terre étrangère : l’Angleterre, de Londres au Kent en passant par le Somerset. Nous errons autour de la capitale britannique, centre urbain propice à l’anonymat et au drame presque imperceptible qui va s’y dérouler, la disparition inopinée d’un homme marié.

Richard Taylor a quitté son domicile conjugal le 16 mai 1998. Il a été aperçu au bar interlope Madame Jojo’s au milieu de la nuit, puis à la station Brixton dans le courant de la matinée. Qui est-il ? Un fils et frère modèle, un mari ordinaire d’une vie trop commune, un jeune père sans relief particulier, un banal employé de la BBC. Pourquoi vient-il de s’évanouir de sa propre existence ? Fuite ou évasion hors de cette routine justement invivable ? Coup de tête aux limites de la folie ? Aveu rétrospectif d’un adultère secret ?

Les motifs possibles de ce départ ne seront élucidés que très progressivement et partiellement au fil du récit qui court de 1998 à nos jours. Cela, pour la bonne raison, que le héros fantomatique de ce roman n’est jamais donné qu’en creux, par ouï-dire, par propos rapportés, par contumace, dirait le juge d’un tribunal. Le lecteur va donc suivre à la trace, comme en pointillé, le cheminement d’une déraison existentielle, dérivant d’un chapitre à l’autre, au gré des témoignages d’une dizaine de femmes : l’épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l’amie transsexuelle, l’amante sans lendemain, l’attentionnée psychiatre, ainsi que la dramaturge suicidée Sarah Kane…

La disparition de Richard Taylor est une quête sur l’ombre portée d’un absent omniprésent, qui touche à la crise d’identité masculine de notre époque, mais sous la forme d’un roman polyphonique dont la texture paradoxale s’écrit au féminin pluriel. Les récits brefs – sous forme épistolaire, monologuée ou dialoguée – silhouettent puis font exister le disparu sous des apparences multiples, moins contradictoires que simplement disjointes.

Avec La disparition de Richard Taylor, Arnaud Cathrine a franchi une étape supplémentaire dans sa maturation d’écrivain, comme si, en renouvelant la matière de ses précédents huis clos familiaux pour se confronter à une multitude d’incarnations féminines, il avait libéré dans sa langue une crudité et une densité nouvelles.

Sortie le 4 janvier 2007 aux Editions Verticales / Gallimard

Lire le portrait et la critique parus dans Le Monde des livres

Egalement disponible :
La Disparition de Richard Taylor, Folio, 15 mai 2008
Richard Taylor wird vermisst, Liebeskind, Allemagne, traduction de Holger Fock et Sabine Müller, 2008
Disparitia lui Richard Taylor, Velland, Roumanie, traduction de Cristina Patricia Gheorghe